Arès est un film française de science fiction réalisé par Jean-Patrick Benes et sorti dans les salles en 2016.
L’action se passe en 2035 dans un Paris futuriste mais miné par la pauvreté et la corruption. Afin d’oublier la noirceur du quotidien, les habitants se passionnent pour des combats télévisés ultra violents où les participants sont dopés en toute légalité et où tous les coups sont permis.
Le héros du film est Reda, dit Arès (incarné par l’acteur Ola Rapace), un ancien combattant qui accepte finalement de remettre les gants et de coopérer avec une multinationale pour faire libérer sa sœur de prison.
Comme c’est très souvent le cas dans les films de science fiction, pas moins de deux scènes font explicitement référence à la visioconférence :
Dans la première, on y voit le personnage principal Reda chez lui, en train de regarder la télévision confortablement assis sur son canapé.



Soudainement un jeune pirate activiste (Boris, dans la vraie vie Pierre Perrier) prend le contrôle du téléviseur du boxeur et démarre de manière totalement impromptue une visioconférence avec lui.




Au début, Réda est réticent à dialoguer et tente de mettre fin à la visio en commandant l’extinction du téléviseur par la voix. En vain, puisque Boris parvient à rallumer l’écran quelques secondes après et à relancer la connexion.
L’entretien s’engage alors et après une dizaine de secondes, Boris lance même un partage d’écran quasi instantané et en haute définition. En revanche, la qualité de l’image de Boris n’est pas parfaite et des sauts d’image sont constamment visibles à l’écran comme s’il y avait de la friture sur la ligne…

C’est d’autant plus incompréhensible que le film dépeint un Paris avec des écrans publicitaires géants implantés dans presque chaque coin de rue, y compris sur des monuments célèbres tels que la Tour Eiffel ou l’Arc de Triomphe. Peut-être une manière pour le réalisateur de souligner le caractère intrusif et illégal de la connexion initiée par Boris.
Les technologies de vidéoconférence sont à nouveau évoquées dans une seconde scène située tout près de la fin du film. On la doit à nouveau au jeune prodige informatique, qui parvient cette fois-ci à prendre le contrôle de la salle de conférence de la compagnie « Donevia », à l’origine du produit de dopage miracle.


Alors qu’ils sont en réunis en comité, les actionnaires du groupe découvre soudainement l’image de Boris et de Mae (Elina Solomon), qui peut ainsi prévenir Reda qu’ils sont libres et que l’odieux chantage de Donevia n’a plus lieu d’être.




Le dénouement du film est pour le moins brutal puisque Réda jette le PDG de la société (Louis Do de Lencquesaing) par la fenêtre avant de se suicider d’une balle dans la tête…
Source des illustrations : Arès de Jean-Patrick Benes – Gaumont production
